mardi 11 novembre 2008

Armistice (2), le retour

Alors que Jean-Marie Bockel faisait parler de lui le 8 mai dernier, c'est aujourd'hui au tour de d'André Kaspi, universitaire français auteur d'un rapport pour le moins controversé sur les commémorations nationales, de parler d'un possible Memorial Day à la française.

Peut-être la bonne solution consisterait-elle à trouver une date pour commémorer tous les morts des guerres passées, présentes et malheureusement futures - car n'oublions pas les opérations militaires extérieures.
Cette fois-çi, car j'ai déjà abordé le sujet dans un billet précédent, il s'agierait de créer une date commune à toutes les guerres dans lesquelles la France a joué un rôle, à l'exception des 2 Guerres mondiales. Ma position sur le sujet ne change pas trop, à savoir que je perçois mal comment regrouper de manière cohérente des conflits qui n'ont rien à voir, avec des militaires complètement différents agissant dans des époques complètement différentes.

Mais j'attends avec impatience de voir comment cette idée évolue, et comment elle sera accueillie par l'opinion publique, si ce projet devait se concrétiser.

jeudi 23 octobre 2008

Qui va habiller les instits maintenant ?

La Camif en cessation de paiement.

Heureusement pour le corps professoral, la société a demandé une poursuite d'activité. Et puis sinon, il reste toujours ceux-là ou elle.

mercredi 22 octobre 2008

Volage

J'ai un peu délaissé ce blog ces derniers temps, mais à vrai dire, écrire ici me manque un peu. Mais bon (comme d'habitude), je vous promets d'y revenir un peu plus souvent.

Pour ce qui est du titre du billet, je parle ici de l'affaire DSK. Enfin si on doit parler d'affaire, tant les opinions publiques abondent en son sens. Mais au delà d'une sombre histoire de promotion canapé, il faut essayer de se mettre une seconde à la place de la compagne de DSK, Anne Sinclair.

En effet, et comme souvent, une partie de sa vie conjugale, et pas forcément la plus valorisante pour elle, se retrouve en première page des médias. Et sa réaction, sur son blog "2 ou 3 trois choses vues d'Amérique" (que je découvre par ailleurs), l'honore à mon avis complètement.

Vous avez été nombreux à m’envoyer hier des messages très gentils après l’article du Wall Street Journal et l’écho qu’il a eu en France. Cela m’a touchée.
Mon blog traite de l’actualité américaine mais je veux en profiter pour
vous dire quelques mots de cette actualité un peu particulière.
Il y a l’enquête interne au FMI. On attend sereinement sa conclusion. Cela devrait être rapide.

Et il y a le reste, qui relève de notre vie privée, sur laquelle je n’ai
pas l’intention de m’exprimer. Voici juste, avant que ne se propagent des rumeurs malveillantes, quelques éléments rapides : chacun sait que ce sont des choses qui peuvent arriver dans la vie de tous les couples ; pour ma part, cette aventure d’un soir est désormais derrière nous ; nous avons tourné la page. Puis-je ajouter pour conclure que nous nous aimons comme au premier jour. Voilà. Je ne reviendrai plus sur ce sujet. Et exceptionnellement, vous le comprendrez, je ne rendrai pas publics vos messages.
Son blog traitant de l'actualité politique américaine, elle a depuis retiré le billet en question. Et par ailleurs, toute cette affaire m'amène vraiment à me poser la question des histoire de moeurs et du pouvoir: En quoi le fait qu'un président ou un directeur d'une association d'envergure internationale soit volage influe-t-il sur ses capacités à mener à bien sa mission ? Tant qu'il n'y a pas de népotisme avéré, ce genrem d'histoires relève à mon avis du domaine de la vie privée, et n'a pas à être évoqué au grand jour. Mais les journalistes anglo-saxons n'ont pas l'air de partager cet avis...

mardi 23 septembre 2008

Petrole et débats d'idées

Je reviens sur un débat par conférences interposées qui a eu lieu au symposium de l'ebs, entre Jochen Zeitz, le CEO de Puma (et alumnus de l'ebs ^^ ) et The Rt. Hon. Sir John Major, KG, CH (je cite le site du symposium pour la ribambelle de titres honorifiques...). Débat qui concerne le prix du baril de petrole.

(A propos des années 70) On les regrette surtout à cause du prix du petrole, qui n'excédait pas la dizaine de dollars. C'était le bon temps. (rires)
John Major

A mon avis, le cours du petrole est encore trop bas. Je souhaite même qu'il monte assez rapidement, afin que les consommateurs et les industriels soient forcés de changer radicalement leurs habitudes pour faire face aux problèmes environementaux futurs.
Jochen Zeitz

Même si il peut paraitre radical, je partage quand même le second avis, dans la mesure où les industriels ne bougeront pas à mon avis sans y être contraints et forcés...

samedi 20 septembre 2008

Les mots du président

J’ai passé la plus grande partie de ces 3 derniers jours au symposium de l’ebs, l’un des plus grands congrès économiques allemands. Le thème de cette année était "Europe and the world – A call for leadership", sous le patronage du CEO d’Airbus, Thomas Enders.

Mais l’intervention que j’attendais vraiment, et particulièrement vu les conditions économiques particulièrement incertaines de ces dernières semaines, était celle de Jean-Claude Trichet, président de la BCE. Tout naturellement, je me réjouissais de connaître son interprétation des évènements qui ont fait l’actualité économique de ces derniers jours, à savoir la faillite de Lehmann Brothers, la nationalisation d’AIG, le rachat de Merill Lynch par Bank of America et les spéculations autour du deal Morgan Stanley / Wachovia. Pour ceux qui auraient besoin d'une piqûre de rappel, ça se passe là ou encore là.

Mais contrairement à mes attentes, la présentation de M. Trichet était principalement axée sur l’historique de la BCE depuis la création de l’Euro, en insistant sur deux facteurs qui lui semblaient fondamentaux, à savoir la stabilité économique par le contrôle de l’inflation autour des 2 pourcents, et la création d’une véritable crédibilité monétaire vis-à-vis de la monnaie unique. Il ressort également de la présentation que la création de l’Euro correspond finalement plus à une synthèse des bonnes pratiques monétaires de l’époque qu’à une pure création originale. De ce fait, comme l’explique M. Trichet, bien que la plupart des acteurs financiers aient exprimés certaines réticences face à ce projet, son avenir lui semblait ne pouvoir être que prometteur.

Au final, lors de la séance de questions ouvertes (après que les questions de presse aient été explicitement refusées), la première question posée concernait explicitement la crise financière actuelle. Et la réponse de Jean-Claude Trichet a probablement été, avec le recul, un modèle de communication. Au lieu d’adresser directement ce problème, il s’est contenté de répéter que la BCE avait depuis 1 an et demi maintenant prévu des perturbations financières liées aux subprimes, et que par la même occasion, avait réaffirmé la légitimité de sa politique monétaire rigoureuse. Puis, dans un second temps, il a déclaré ne vouloir ajouter aucun commentaire concernant les évènements récents.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, où du moins que cela a pu me paraitre au début, cette absence de réponse était en soit la meilleure attitude à avoir. Car au final, dans la salle de conférence étaient représentés l’ensemble des quotidiens économiques allemands, ainsi que des représentants de la quasi-totalité des banques d’investissement européennes.
Imaginez maintenant un instant que Jean-Claude Trichet, aux alentours de 15h30 heure de Frankfurt, annonce qu’à son avis (de président de la BCE), la crise ne fait que commencer et que Goldman Sachs sera la prochaine à tomber ; ou que les grands groupes immobiliers sont en danger imminent ; ou tout autre annonce similaire. Les marchés américains réagiraient quasi-instantanément à une telle annonce, bouleversant ainsi un marché déjà fragilisé. Cette réaction, amplifiée par les 2 jours de week-end, aurait des répercutions immédiates sur l’ensemble des marchés mondiaux à l’ouverture le lundi matin, avec des conséquences forcément catastrophiques.

C’est par l’absence de volonté d’influencer les marchés que l’on reconnait le style de Jean-Claude Trichet en tant que gouverneur de la BCE, style qui a conduit à la situation actuelle de l’Euro. Et lui-même de rappeler que la BCE a été la première banque centrale à instaurer une conférence de presse à la suite de toute annonce de décision concernant sa politique.

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