Affichage des articles dont le libellé est économie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est économie. Afficher tous les articles

samedi 20 septembre 2008

Les mots du président

J’ai passé la plus grande partie de ces 3 derniers jours au symposium de l’ebs, l’un des plus grands congrès économiques allemands. Le thème de cette année était "Europe and the world – A call for leadership", sous le patronage du CEO d’Airbus, Thomas Enders.

Mais l’intervention que j’attendais vraiment, et particulièrement vu les conditions économiques particulièrement incertaines de ces dernières semaines, était celle de Jean-Claude Trichet, président de la BCE. Tout naturellement, je me réjouissais de connaître son interprétation des évènements qui ont fait l’actualité économique de ces derniers jours, à savoir la faillite de Lehmann Brothers, la nationalisation d’AIG, le rachat de Merill Lynch par Bank of America et les spéculations autour du deal Morgan Stanley / Wachovia. Pour ceux qui auraient besoin d'une piqûre de rappel, ça se passe ou encore .

Mais contrairement à mes attentes, la présentation de M. Trichet était principalement axée sur l’historique de la BCE depuis la création de l’Euro, en insistant sur deux facteurs qui lui semblaient fondamentaux, à savoir la stabilité économique par le contrôle de l’inflation autour des 2 pourcents, et la création d’une véritable crédibilité monétaire vis-à-vis de la monnaie unique. Il ressort également de la présentation que la création de l’Euro correspond finalement plus à une synthèse des bonnes pratiques monétaires de l’époque qu’à une pure création originale. De ce fait, comme l’explique M. Trichet, bien que la plupart des acteurs financiers aient exprimés certaines réticences face à ce projet, son avenir lui semblait ne pouvoir être que prometteur.

Au final, lors de la séance de questions ouvertes (après que les questions de presse aient été explicitement refusées), la première question posée concernait explicitement la crise financière actuelle. Et la réponse de Jean-Claude Trichet a probablement été, avec le recul, un modèle de communication. Au lieu d’adresser directement ce problème, il s’est contenté de répéter que la BCE avait depuis 1 an et demi maintenant prévu des perturbations financières liées aux subprimes, et que par la même occasion, avait réaffirmé la légitimité de sa politique monétaire rigoureuse. Puis, dans un second temps, il a déclaré ne vouloir ajouter aucun commentaire concernant les évènements récents.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, où du moins que cela a pu me paraitre au début, cette absence de réponse était en soit la meilleure attitude à avoir. Car au final, dans la salle de conférence étaient représentés l’ensemble des quotidiens économiques allemands, ainsi que des représentants de la quasi-totalité des banques d’investissement européennes.
Imaginez maintenant un instant que Jean-Claude Trichet, aux alentours de 15h30 heure de Frankfurt, annonce qu’à son avis (de président de la BCE), la crise ne fait que commencer et que Goldman Sachs sera la prochaine à tomber ; ou que les grands groupes immobiliers sont en danger imminent ; ou tout autre annonce similaire. Les marchés américains réagiraient quasi-instantanément à une telle annonce, bouleversant ainsi un marché déjà fragilisé. Cette réaction, amplifiée par les 2 jours de week-end, aurait des répercutions immédiates sur l’ensemble des marchés mondiaux à l’ouverture le lundi matin, avec des conséquences forcément catastrophiques.

C’est par l’absence de volonté d’influencer les marchés que l’on reconnait le style de Jean-Claude Trichet en tant que gouverneur de la BCE, style qui a conduit à la situation actuelle de l’Euro. Et lui-même de rappeler que la BCE a été la première banque centrale à instaurer une conférence de presse à la suite de toute annonce de décision concernant sa politique.

lundi 28 avril 2008

Apocalypse now...

Hop, mon cerveau étant un peu en surchauffe ces derniers temps, je me surprends parfois à faire des petite réflexions économico-situationnelles sur l'actualité récente. Comme par exemple sur cette secte orthodoxe qui s'est retranchée sous Terre dans l'attente de l'apocalypse (je vous avez prévenu, je sais vraiment pas pourquoi j'ai réfléchi par rapport à ça...).

Si on prend l'hypothèse d'une Apocalypse dans l'idéologie chrétienne, et celle d'un prophète/voyant qui l'annoncerait, on aboutit rapidement à un jeu de possibilités à 4 cases.

La première, et c'est celle suivie par nos adeptes, est celle où l'Apocalypse arrive réellement après avoir été annoncée. Dans ce cas, on peut considérer que les personnes qui ont suivi la prophétie possèdent, dans l'Au-Delà, un avantage par rapport à celles qui ont poursuivi leur vie comme si de rien n'était. Par conséquent, la réalisation de la prophétie procure un bien-être aux adeptes, disons d'une valeur de 5.


La seconde possibilité est qu'aucune personne n'ai sentie arriver l'Apocalypse, et que tout le monde se trouve sur un "pied d'égalité" vis-à-vis de la fin des temps. Dans ce cas, personne n'obtient de bien-être particulier, donc une valeur de 0 pour cet événement.


La troisième possibilité est celle où personne n'annonce d'Apocalypse et où effectivement, le monde continue de tourner. C'est plus ou moins ce qui se passe chaque matin depuis votre naissance, et vous n'en tirez pas de bien-être particulier. Sauf si certains d'entre vous se réjouisse chaque matin que le monde existe toujours. Mais c'est un autre débat. Pour ce cas là également, le bien-être lié à l'événement est nul.


Finalement, on arrive à la quatrième situation, qui a déjà eu lieu un certain nombre de fois dans l'histoire récente (Paco, si tu me lis...), à savoir celui où le prophète se trompe. Dans ce cas là, non seulement sa crédibilité est plus que sérieusement remise en question, mais il perd également tout le bien-être qu'il aurait pu accumuler en vivant normalement. Dans notre cas, on peut considérer que vivre sous Terre est une perte de bien-être conséquente. On peut aussi considérer que ses fidèles risquent de perdre leur foi, ou du moins de la voir altérée. Ainsi, on attribuera -10 de bien-être pour la réalisation de cet événement.



A l'aide de ce tableau, on voit bien les 2 situations qui s'offrent au prophète qui vient de découvrir l'Apocalypse, et on se rend compte que pour chacun des cas, il est moins risqué de ne pas annoncer l'Apocalypse, afin de minimiser les pertes liées à sa non-réalisation. Au mieux, si l'on réalise une prophétie, il vaut mieux la garder pour soit, et limiter ainsi l'impact d'une non-réalisation.

C'est tout ce que je voulais dire...

vendredi 21 mars 2008

Le chiffre du jour: 66 000 %

66 000 %, c'est le taux d'inflation actuel du Zimbabwe, qui est du coup en pleine hyperinflation. On reste malgré tout assez loin de la plus grande hyperinflation de l'histoire, en Hongrie à la fin de la Seconde guerre mondiale, où les prix doublaient toutes les 15 heures.

Comparativement, les 3,2% français pour février 2008 paraissent dérisoires.

  © Blogger template 'Solitude' by Ourblogtemplates.com 2008

Back to TOP